PP 22/13.03.2006/11.40 Charles Milhaud, Président du Directoire de la CNCE, a présenté au Premier ministre un projet de fusion de deux filiales de la Caisse Nationale des Caisses d’Épargne (Crédit Foncier de France et Ixis) avec une filiale des Banques Populaires (Natexis). L’accord signé entre Charles Milhaud et Philippe Dupont, Président des Banques Populaires, a été élaboré sans même que le Directoire des Caisses d’Épargne soit au courant, sans que la Caisse des Dépôts et Consignations qui détient 35 % de la CNCE ait été informée et, bien entendu, sans que les personnels concernés soient en quoi que ce soit pris en compte. Les entreprises devant fusionner selon le projet l’ont appris par la presse. Michel Lamy, secrétaire national CFE-CGC, dénonce cet accord. Il rappelle que l’économie repose sur la confiance. Or, pour la troisième fois, Charles Milhaud renie ainsi sa parole vis à vis de la CDC et par la même occasion vis à vis de l’État puisque les Caisses d’Épargne et la CDC bénéficient de statuts particuliers. De plus, cette fusion ne correspond pas à un véritable projet industriel et social cohérent, tout au plus à une manœuvre boursière qui, au passage, serait destructrice pour certaines filiales concernées. La CFE-CGC se joint à la requête de l’Intersyndicale du secteur semi-public économique et financier pour demander une commission d’enquête parlementaire, tant sur le fond du projet que sur ses motivations. En tout état de cause, quelle confiance les futurs actionnaires pourraient-ils avoir dans des entreprises dont les dirigeants ne connaissent que des méthodes de soudards ne respectant rien ni personne ?

