Par Guy Hervier. Pour sa 18e édition, le Forum Eurosec organisé par Devoteam a mis l’accent sur la dimension internationale, mondiale, de la société des technologies de l’information et des conséquences sur la sécurité. « Depuis toujours, les hommes ont vécu dans des espaces limités, avec Internet, l’abolition des frontières est une idée plutôt dérangeante, mais avec laquelle il faut s’habituer pour dépasser les réflexes locaux alors que les problèmes sont globaux », rappelait Michel Bon, président du Conseil de surveillance du groupe Devoteam. Dans cette vision géopolitique de la sécurité, l’exemple de L’Estonie, qui fut rappelé comme un exemple tout récent, apporte une éclatante confirmation.

L’Estonie ne répond plus,pas plus que l’intranet de DEVOTEAM (holding de XPconseil).

« En quelques années, et plus spécialement depuis septembre 2001, le problème de la sécurité s’est considérablement développé », présentait Andrea Servida, directeur adjoint de la commission « Internet, réseau et sécurité de l’information » à la commission européenne. L’exemple récent de l’Estonie qui est des pays les plus avancés au niveau européen en matière d’administration électronique constitue une illustration plus que pertinente. L’utilisation des attaques informatiques étant désormais un moyen naturel de protestation ou d’intimidation.

Suite à la décision de Tallim de déplacer un monument aux morts soviétiques du centre-ville, les Estoniens d’origine russes ont organisé de larges manifestations. Simultanément, les sites Internet du gouvernement, des partis politiques, des médias et de certaines entreprises ont été dans l’obligation de fermer suite à des attaques de déni de services. Et les internautes qui se connectaient à ces différents sites étaient redirigés vers des images de soldats soviétiques. Les coupables n’ont pas été identifiés, mais des soupçons pèse sur les autorités et des responsables politiques estoniens ont fait des déclarations dans ce sens. Bien entendu, le gouvernement russe a nié toute implication, notamment par la voix de son porte-parole Dimitri Peskov, qui a assuré que « l’Etat [russe] ne saurait en aucune façon être impliqué dans le cyber-terrorisme ».

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