PP 29/ 13.06.2007/12.00

Les suicides, les harcèlements, les troubles musculo-squelettiques, les cancers professionnels explosent. C’est à ce moment que le gouvernement, en catimini, propose des petits arrangements locaux aux employeurs pour détricoter la santé au travail.

Alors que la santé au travail va mal, des Directions régionales du travail (DRT) complotent avec des Directions de services de santé au travail (SST) en ignorant les partenaires sociaux. Vous avez dit dialogue social ?

Alors que les représentants des salariés n’acceptaient l’espacement des visites médicales du travail qu’en contrepartie d’une augmentation du temps consacré à l’étude des conditions de travail, les SST ont organisé leur activité pour détourner ce texte et éloigner encore plus les médecins des salariés.

Moins de trois ans après ce décret du 28 juillet 2004, et sous prétexte d’une pénurie de médecins du travail (pénurie grossie et volontairement organisée), des DRT signent des accords dérogatoires avec des SST pour supprimer la rencontre du médecin avec les salariés et remplacer le médecin du travail par des infirmières. Les salariés ne pourraient être vus par le médecin du travail qu’une seule fois entre 18 et 50 ans !

Il est inadmissible que des services de l’État incitent à transgresser les lois et règlements de la République au lieu de les faire appliquer !

Il est inadmissible que des modifications substantielles dans le champs de la santé au travail fleurissent ça et là en échappant à tout dialogue social !

La CFE-CGC interpelle le gouvernement sur sa volonté de casser le « thermomètre » des conditions de travail qu’est le médecin du travail. Ce n’est pas en le cassant que l’on va améliorer la situation !

La CFE-CGC met sous tension son réseau de représentants dans les services de santé au travail afin de réclamer un outil de prévention efficace et transparent !

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